La journée de la résilience a lieu chaque année autour du 13 octobre, en cohérence avec la journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes de l’ONU.

Cette journée nous permet de revenir sur la notion de résilience. On entend par résilience un « ensemble cohérent de mesures permettant à notre société de continuer à fonctionner grâce à la mise en place d’une protection et d’une réaction aux incidents qui menacent ses intérêts vitaux et ses valeurs fondamentales, même lorsque des crises de grande ampleur les menacent directement ou les mettent en danger ».
Cet événement est l’opportunité, pour les autorités compétentes et pour tous les acteurs concernés, de diffuser la culture du risque auprès de l’ensemble de la société. C’est dans ce cadre que le Centre de crise national (NCCN) a initié une campagne de sensibilisation relative à la nécessité pour chaque citoyen et chaque famille de se préparer à faire face à une situation d’urgence.
La résilience commence chez soi
Lors d’une situation de crise impactant plusieurs centaines ou milliers de personnes, comme une coupure générale de l’électricité, les services de secours et d’intervention auront pour mission de prioriser leurs interventions : infrastructures stratégiques, services essentiels (administrations communales, maisons médicales, commissariats de police notamment) et personnes vulnérables.
Les citoyens ne présentant pas de vulnérabilités particulières doivent alors faire preuve d’autonomie et contribuer à veiller sur les personnes plus fragiles (famille, voisins) et n’ayant pas nécessairement accès à tous les moyens de communication. Cette résilience ne peut se faire que par le biais d’une préparation et d’une anticipation préalable.
L’adoption de ces comportements, au niveau de chacun, contribue à réduire les conséquences néfastes d’une crise, de favoriser et d’accélérer le retour à une situation normale.
Un réflexe de tous les jours
Cependant, la notion de résilience ne met pas uniquement en exergue la capacité à faire face aux situations d’urgence lorsque celles-ci se présentent à nous de manière inattendue, elle entend également prévenir des potentielles situations de crise.
L’été 2026 en Belgique est, à ce titre, un exemple concret.
Ainsi, lors des épisodes de canicules successifs et de la sécheresse persistante que la province de Luxembourg a connus cet été, une bonne appréhension de la notion de résilience n’a pas sous-entendu l’annulation de tous les événements, nombreux sur notre territoire, mais leur adaptation au contexte météorologique et aux différents arrêtés de police administrative adoptés par les autorités. Ces adaptations sont à prévoir dès le début de l’organisation d’un événement et contiennent en elles un double intérêt. D’une part, elles permettent de garantir la tenue d’un événement, préservant ainsi les frais financiers, et d’autre part, elles renvoient une image positive et professionnelle de l’organisateur aux yeux du public.
Un travail collectif
La diffusion de la résilience et de la culture du risque, son corollaire, constitue le cœur des opérations du programme LUX response en province de Luxembourg. Nous ne pouvons cependant pas agir seuls et devons, à cette fin, compter sur la contribution de l’ensemble de la société. Vous avez donc un rôle à jouer, en diffusant et en relayant les messages et communications des autorités compétentes autour de vous.